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J’ai déjà vu des maisons à vendre. J’ai déjà vu des autos à vendre. Des aliments, des habits, de capuchons, des bananes, des canettes, des….

On ne s’étonne plus de tout ce qui est à vendre. Ceux à vendre clairement nous semblent normaux. Les objets matériels, c’est tout à fait normal selon celui qui a inventé la monnaie, le troc et selon celui qui a créé le terme « besoin ».

J’ai aussi vu l’amour à vendre. Indirectement. Sur les sites de rencontre. Vous payez, vous aurez l’amour. Éventuellement. Mais vous payez. Et vous pouvez payer pour du vent, rarement pour l’amour. Autant payer ailleurs me disait une connaissance, au moins, il y a du plaisir… Il me parlait de vente directe de fesses. Tout cru, les mots et les fesses. Je n’ai pas encore vu de fesses mijotées mais bon… on revient à nos moutons.

Mais voilà que je suis confrontée à l’amitié à vendre. Indirectement. Vous allez dans des activités, vous vous faites approcher par un individu magnifique. Tout souriant, toute parole, toute prestance, l’esprit tout ouvert. Pendant que vous buvez ses paroles, il vous cerne en deux temps trois mouvements. Il connaît votre besoin. L’amitié. Il est devenu votre ami. Il vous appelle, vous faites des activités, il se fait connaître, il fait connaître ses produits. Il veut vendre.

Vous êtes froid, son produit ne vous intéresse pas. Il s’éloigne. Il n’appelle plus. Il n’est plus votre ami. Il a disparu, aussi vite qu’il est entré dans votre zone de confort.

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