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C’est toujours mon histoire d’épaule. Je dois dire adieu au dos crawlé. Fini. Il a suffit que je force un tout petit peu pour que le mal me soit revenu. Je suis fâchée contre moi même. J’aurai du faire attention. Très attention. Parce que j’ai une épaule fragile, et je le savais!

C’est parce que je me croyais guéri. Ben non… le mal était encore là, latent, sournois.

C’était la mauvaise nouvelle.

Maintenant, je vais vous parler de vélo. Je sais, on est en automne et que ça part mal une conversation, le vélo. Pas toujours. Tout dépend, c’est selon.

Avant-hier donc, ou celui d’avant, j’ai roulé sur St-Denis vers le sud. Tout d’un coup, la circulation était au ralenti. Et que vois-je… un cycliste par terre, quelques personnes aux alentours, une personne qui essaie de l’aider à se relever…

Un peu plus tard, quelques minutes en fait, une ambulance qui arrive en sens inverse. Vous imaginez ce qui s’était passé. Un accident. Toute bête.

Voyez-vous, chaque fois que je circule dans les rues du Plateau, je pense à ces cyclistes. Il sont en grand nombre dans ce coin. Grand nombre… c’est très osé de le dire. Je dirais, ils sont un peu plus nombreux qu’ailleurs sur l’île de Montréal.

Quelques fois, je les envie. Généralement, je les trouve courageux. Très courageux. Parce qu’ils se déplacent au risque de leur vie. C’est vrai. Parfois, je me dit… je devrais faire comme eux.

Mais voyez-vous, ce n’est pas l’envie qui me manque. Seulement, comme beaucoup de monde, qui se mesure à presque la moitié des automobilistes, j’en suis certaine sans en avoir fait l’étude du cas, je me déplacerais en vélo si…. et seulement si, on s’occupe un peu plus de la sécurité des cyclistes. La sécurité devrait être primordiale.

Vous allez me dire d’aller sur les pistes cyclables… Ben oui. Facile. Mais a-t-on partout sur l’île, des pistes cyclables ? Non. L’image de cette personne par terre me hante presque. Imaginez-vous, c’est peut-être un père de famille ou mère… je ne peux pas préciser si c’était un homme ou une femme.

Imaginez-vous, j’ai une connaissance qui est handicapé à vie après un accident à vélo. Il s’est buté contre une portière ouverte, et s’est fait écrasé par une auto. C’est une vie de gâchée et c’est un père de famille… Voyez-vous, c’est bien beau le vélo mais si c’est pour hypothéquer un avenir ou tout l’avenir d’une famille, ça servirait à quoi ???

Oui… vous allez me dire, c’est une question de conscience personnelle. Prenez le vélo, participez à une action collective. Ben non M’sieur Dame. Je ne participe pas à cette action tant que ma sécurité est en jeu. Je ne suis pas folle.

Par contre, si la sécurité est améliorée, je suis certaine que la moitié ou plus des automobilistes utiliseront le vélo.

Je vous donne un exemple concret. De chez moi jusqu’à mon boulot, ça me prendrait un peu moins d’une heure de trajet à vélo. Juste 5 à 10 minutes d’écart par rapport à mon trajet en auto, lorsqu’il y a du trafic. Donc pour moi, le choix est vite fait. Je préfère bouger au lieu de me faire ch* dans mon auto.

Alors je ne sais pas pourquoi, le gouvernement ou les gouvernements (je ne sais plus qui est responsable du sujet), ne suivent pas les pas de Copenhague ?

Saviez-vous que :

Avez-vous remarqué lorsque vous conduisez que… il n’y a pratiquement qu’une personne dans chaque auto en ligne ? Que la place occupée par une voiture dans la rue est l’équivalent d’au moins 4 cyclistes ? Que les cyclistes se font tout petit entre les autos stationnées et celles en marche ?

Autre chose dont je n’ai pas la réponse, pourquoi les cyclistes ne circulent pas en sens inverse des voitures ? N’est-ce pas plus sécuritaire que les deux, conducteur et cycliste, se voient ?

Parce que j’ai particulièrement peur de penser à un camion qui me suit, alors que je suis coincée entre une auto stationnée et une autre en marche.

Bon… à mon avis, je fais un vrai monologue. Eux-autres, ils ne pensent pas à la *voie* cyclable, il pensent à la *voix* électorale.

Arrête de rêver Brindille… Lorsque tu seras en marchette, peut-être, 5% des Montréalais iront au boulot à vélo. Donc, tu peux oublier ton rêve.

D’ac, j’arrête de rêver. Voici ma solution :

  • Sur chaque rue de Montréal et Laval, convertir une voie (actuellement pour auto) en voie cyclable. Oui. Les automobilistes n’ont qu’à s’adapter. Et toc!
  • S’il n’y a qu’une seule voie, ben devinez… ce sera une voie cyclable. Les automobilistes n’ont qu’à contourner. Bon… accès seulement aux automobilistes résidents (on s’entend) mais à 30km/h s’il vous plaît! Les policiers vont être contents, ils auront leur quota <rire>. Facile le boulot hein ?
  • Aménager des aires de stationnement avant et après tous les ponts autour de l’île. Ben quoi… il est permis de rêver. Par exemple, je vous donne le droit d’exproprier les propriétés sur boul. Gouin, pour en faire des stationnements <rire sarcastique>. Ben… voyez-vous, au lieu de dépenser nos milliards d’impôts dans les enveloppes brunes, la solution me semble raisonnable… 
  • D’ac… je vous laisse les artères principales. Uniquement pour les autos. Mais n’essayez pas de trouver des principales partout! Deux du nord au sud et deux d’est en Ouest. C’est largement suffisant pour les autos.
  • Comment gérer les cyclistes qui doivent aller sur les artères priincipales ? Simple. À pied, à côté de leur vélo, sur les trottoirs.
  • Et dans un cas d’exception ? Ben… je ne suis pas payée pour y réfléchir, allez voir vos élus.

Avez-vous remarquer que je suis entrain de me flageller ???? Je suis une automobiliste moi…

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