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J’ai trouvé ce second débat plus intéressant. Il était plus animé.

J’ai trouvé la prestation de Legault, la plus intéressante. Peut-être, puisqu’on dit qu’il n’a rien à perdre et donc, tout lui est permis ? Je ne sais pas… Il n’a pas hésité à mettre les points sur les « i ». Il n’hésite pas à parler des « vraies affaires ». Un très bon point, pas de cache-cache.

En particulier, il a martelé l’affaire Porter suivi du conjoint de Marois (je ne me rappelle pas si c’est lui qui a soulevé l’histoire FTQ ou Couillard). Dans tous les cas, nous, commun des mortels, avons besoin de savoir ce qu’il y en ait au juste sur ces affaires. Legault était vraiment le plus à l’aise sur cette scène. Et je dirais même plus, il avait l’air le plus crédible de tous.

J’ai quand même ressenti comme une sorte de connivence entre lui et F. David (Je n’arrive pas à l’appeler David, ne me demandez pas pourquoi), sur quelques points de vue.

F. David était égale à elle-même. J’ai aimé son attitude envers la souveraineté. Non, je ne suis pas souverainiste mais contrairement à Marois, on sait ce que F. David va faire, clair et net. Si F. David sera élue, on sait qu’elle fera des pieds et de mains pour tenter un referendum.

Marois ? J’ai un peu de la misère. Referendum ? Pas de referendum ? J’ai du mal à avoir confiance. Ça me titille… Il faut dire que mon expérience des frontières n’est pas brillante. Être minorité visible est encore de nos jours, sujet à préjugés. Avoir un douanier arrogant et condescendant devant soi, ce n’est pas mon plat préféré. Et je ne crois pas que si un jour le Québec sera indépendant, le reste du Canada va nous traiter d’égal à égal… À moins qu’on ait vraiment une économie prospère qui suscitera alors un profond respect de leur part… Ça, je le voudrais bien mais je ne le vois pas encore pointer à l’horizon, malheureusement. Couillard et Legault ont quelque part raison.

Dans tous les cas, Couillard s’est fait ramasser pas à peu près et je trouve vraiment dommage, sa prestation quant à la situation de la langue française au Québec. Je ne suis pas particulièrement castratrice finie de l’anglais mais je crois qu’il y a une limite. Dire que le personnel de plancher « doit » avoir l’anglais pour servir un « éventuel » client anglophone, c’est un peu beaucoup tirer la couverture, là où on n’en a pas besoin.

Je n’aime pas son ton menaçant. Tout le long du débat, son ton qu’il voulait peut-être ferme, m’apparaissait menaçant. Est-ce juste ma perception qui me joue des tours ? Je l’espère…

Pour ce qui est de ses avoirs dans un abri fiscal, je conçois que si la loi ne l’interdisait pas, je n’ai rien à dire. Par contre, il y a beaucoup à dire sur cette loi qui supporte et protège les riches. On a ici un exemple concret. C’est là que le bât blesse.

Est-ce que moi, j’ai les moyens pour me payer un bon fiscaliste pour me conseiller ? Non. Est-ce qu’avec mon revenu, j’ai besoin de conseil ? J’avoue que non puisque je n’épargne presque pas. Des miettes, s’il en reste. Si.

Il y a quelques choses que je n’apprécie pas dans cette loi. Elle protège les mieux nantis. Tandis que moi, je dois payer mon dû sans broncher. Pire, si au moins je reçois les services qui me sont dus, peut-être que je vais accepter qu’on pige dans mon portefeuille. Or, ce n’est pas le cas. J’ai des ponts qui tombent, des routes à faire crever les poules (elles ne sont mêmes pas douillets, ces trous là), un service de santé qui laisse à désirer. Surtout la santé.

On sait que les Gandhi et les Mère Theresa ne peuplent pas le monde de la médecine. Alors privatiser la santé, c’est délaisser les sans moyens. Pour moi, ce n’est pas *la* solution. Utiliser les fonds publics pour carburer le privé, je ne comprends pas l’idée. Sur ce point, je rejoins F. David à 100%.

[Fonds public => Financement du Privé => Très bon service et Gros Gain (pour le privé) => Service de m* au public et Maigre retour dans le fonds public]. Expliquez-moi l’intérêt de la chose, je ne comprends pas.

Bref, j’en ai beaucoup beaucoup beaucoup sur le coeur.

Ce qui m’amène malheureusement à chercher dans le renouveau. De la nouveauté, dans l’espoir d’un changement. Mais à qui donner ma voix ? Je ne sais pas.

Note : J’ai entendu quelque part… « Il serait intéressant de dévoiler les avoirs des politiciens, avant leur entrée en politique et à leur sortie ». Là on aurait l’heure juste.

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