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Loudership

D’habitude lorsque j’écris, je le fais avec un objectif certain. Par contre, je ne planifie pas ce que je vais écrire ou comment je vais m’arranger pour faire passer le message. C’est ma façon bien à moi de créer. Parce que « Écrire », c’est créer.

Je n’ai jamais aimé façonner l’argile pour lui faire prendre la forme qu’on veut. Je préfère la liberté. La liberté de parler, de communiquer à la façon de chacun. Parce qu’il n’existe pas *UNE* façon de communiquer; il y en a plusieurs. Il s’agit seulement de savoir se mettre à la hauteur de chaque interlocuteur.

L’autre jour, j’ai reçu une remarque au travail. J’écris mal. WTF ? <s’cusez>

Je suis dans la fonction publique, et j’ai dans mon entourage *bureaucratique*, des handicapés de la neurone. Il faut donc absolument écrire avec méthode; c’est à dire, utiliser leur méthode et rien d’autres.

Voyez-vous, dans cet environnement, on ne tient pas compte de la personnalité de chacun. Si on ne se range pas dans la ligne prédéfinie, on se fait brasser mais pas à peu près. Je dis toujours qu’on apprend ce qu’est être humain sur les bancs d’école. Arrivé dans le monde du travail, arrêtez de rêver : « It’s just their way or highway ». La défaillance. Ou bedon… c’est peut-être le résultat de la gestion par des « non-spécialistes en Gestion ». C’est ce que je crois.

On peut généraliser ce fait. Des médecins qui gèrent. Des chimistes, des fiscalistes, des ingénieurs, des journalistes, des comptables… La liste est longue. Allons donc. C’est pas parce que vous avez suivi quelques cours en gestion après vos diplômes, que vous avez toute la technique de gestion. Foutaise. Un gestionnaire n’a étudié que la gestion. Il n’a pas scruté les comptes et il n’est pas dans les bistouris. Qu’on se le dise. C’est une personne qui a une vision globale. C’est une personne qui sait intégrer toutes les facettes d’un organisme, d’une institution, d’une entreprise, d’une société.

J’entends souvent ou plutôt, je lis souvent dans les offres d’emploi : « avoir une connaissance suffisante du secteur ». Pour moi, ça veut dire : « On n’a pas de budget pour vous former sur ce qu’est le secteur. Débrouillez-vous à vos temps perdus et à vos frais ». Plus clairement, ça veut dire : « Je suis médecin, comptable, chimiste ou whatever dans la boîte depuis X années. Je suis tanné de faire ce job, je veux maintenant gérer par ce que c’est plus cool gérer. La place sera pour moi et non pour un *outsider* qui ne connait pas le secteur ». Même pas capable de franchise. Il y a vraiment matière à révision mais bon… Ce n’est pas la ligne prédéfinie j’imagine ????

Bref, je reviens à mes moutons. Parlant de méthode, il n’y a pas de place à ce genre d’aparté, voir les deux paragraphes précédents, lorsqu’on veut donc écrire au niveau professionnel. Non… je ne l’ai jamais fait, je ne suis pas aussi stupide. Quand même.

Il faut dont savoir l’objectif de l’écriture. Savoir à qui on s’adresse (les lecteurs). Avoir une idée globale du sujet. Planifier les idées : du départ à l’arrivée. Suivre le plan à la lettre. Sincèrement, c’est le « suivre le plan à la lettre » qui me fait chier. <scusez>

Tout ce que je peux vous dire est que : je m’y plie à contrecoeur.

Je ne sais pas écrire ? J’ai la capacité de garder ma façon créative d’écrire mais je suis aussi capable de suivre leur foutue méthode. Qui vivra verra….

Note : Je n’ai aucun lien avec Praxeme.org

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