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Je n’avais jamais pensé que la haine, un jour, pourrait m’habiter.

J’avais toujours vécu avec une certaine distance par rapport à la haine. Je ne voyais tout simplement pas pourquoi haïr une personne. Il m’arrivait de ne pas aimer, ce qui est bien différent de la haine. Comme tout le monde, je choisis mes fréquentation. J’écarte d’emblée ceux et celles avec qui je n’ai aucune affinité. À quoi bon se morfondre à tenter de faire passer un message si on sait pertinemment qu’à l’autre bout du fil, il n’y aura qu’incompréhension ?

C’est bien comme ça que je vois la vie. Le plus simple possible, tout en respectant mon entourage. Aimer, ne pas aimer… c’est très personnel.

Mais voilà, il y a quelques temps, j’ai réussi à haïr pas une mais deux personnes. J’en ai fait d’une pierre deux coups. La vraie haine. Pure, brute, ni assaisonnée ni coupée.

Vous savez quoi ? Lorsque je n’aime pas une personne, je m’éloigne ou plus exactement, je coupe tout contact avec celle-ci. Et ça s’arrête là. Je n’ai aucun rancoeur, aucune rancune. Rien. Cette personne devient « rien » dans ma vie. Comme si je ne l’avais jamais connu. Et je continue ma vie…

Lorsque j’ai connu la haine, je me suis rendue compte que c’est toute une autre situation. Haïr, c’est non seulement rayer la personne du quotidien mais en plus, c’est lui souhaiter tout le mal qui puisse exister sur terre. C’est fort. C’est malade. C’est un point de non retour. Dans mon cas, s’il arrive quoi que ce soit à ces deux personnes, je m’achète une bouteille de champagne. Et ne comptez pas sur moi pour leur porter secours! No way… Je préfère aller direct en prison que de m’abaisser à cette tâche.

Je dois par contre préciser que la haine n’est pas une préméditation au meurtre. Non. Je peux haïr mais je ne suis pas meurtrière. Il y a assez de psychopathes sur cette terre pour occuper cette fonction. Sans moi.

À bon entendeur salut!

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